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Tout d'abord, notons qu'en première partie, Mastondon a chauffé les foules. A la croisée d'un rock progressif (style Yes) et d'un Mr Bungle, Mastondon propose une musique éclèctique, trés technique, inventive et résolument métal. Malheureusement le son était tellement fort que s'en était presque inaudible, le souffle de chaque coup de batterie ou de basse étant capable de  modifier notre rythme cardiaque!!

Puis, aprés une pause/mise en place de 25 mn, arrive Tool. Voilà un concert exceptionnel qu'ils nous ont offert hier soir à Lyon. Danny Carey débarque en survet de basketteur pour s'installer à son imposante batterie, Adam Jones entre sur scène avec un t-shirt "I love LA", Maynard James Keenan s'impose avec une veste orange fluo qu'il gardera pendant toute la chanson Stinkfist.

Le ton général est donné dés le début du concert lorsque Maynard nous informe qu'il y a une bonne et une mauvaise nouvelle:

""we have good news for you ! good news and bad news, the bad news is that we don't speak french...
the good news is that we do speak music !"

Coté mise en scène et les éclairages et les projections de vidéos ont bien évolué depuis le concert de Paris en Juin dernier. Nous avons eu droit à quelques effets de lumières nous laissant des plus réveurs, sorte de faisceaux lasers dessinant ca et là quelques formes atmosphériques et quadrillant la salle et son public.

La set list était elle aussi à la hauteur de nos espèrences avec notament les sublimes Wings for Marie (part 1 et 2).

Stinkfist
46 & 2
Jambi
Schism
Lost Keys
Rosetta Stone
Merkaba
Swamp Song

Wings For Marie
10.000 Days
Lateralus
Vicarious
Ænema

 

Aprés la pause  (les quatres musiciens se sont assis face au public (comme à paris) le temps de discuter un peu entre eux, de boire un coup et de faire monter en nous une impatience insuportable tant nous avons envie qu'ils continuent de jouer), la reprise du concert par Wings for Mary  a crée une sorte d'état de grace dans le public. Le silence s'est imposé de lui même, permettant à chacun d'apprécier ces chef d'oeuvre à sa juste valeur. Et pour la première fois, Justin Chancellor a préféré s'assoir pour jouer ces morceaux complexes pour la basse.

Saluons enfin la magnifique performance des musiciens et de Maynard, dont la voix était trés bien posée et audible (contrairement au concert de Paris) durant les 1h50 de show, ainsi que l'effet visuel global, puissant et esthétique.

Tool fait définitivement parti de ces groupes qui proposent une alternative (autant émotionnelle, intellectuelle que musicale). Chacun de leur concert est une véritable expérience émotionnelle dont on sort profondément enrichi et transformé.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ps: voilà quelques photos trés...floues! il faut savoir que les agents de sécurité de la salle Tony Garnier sont plus rapide que leur ombre pour faire cesser toutes prises photographiques "sauvages"!

 


From Mars To Sirius (2005)

 

L'incroyable création...

 

Après tout juste deux albums, dont un live, Gojira crée ce nouvel opus et en fait un chef d'oeuvre. Déjà reconnu et respecté dans le milieu musical et soutenu toujours plus encore par leur public, Gojira signe d'une main de maître un album qui marquera profondément l'histoire de la musique.

Cet album, From Mars to Sirius est tout simplement incroyable. Il représente à lui tout seul une véritable histoire, que l'on pourrai découper en plusieurs chapitres, mais où chaque morceau est lui même indépendant et abouti narrativement.

Dés le premier morceau, nous sommes embarqués dans ce nouvel univers, à la fois lointain (par des rythmiques faisant penser à des courses poursuites apocalyptique et autres riffs dévastateurs), et proche de chacun.

En effet, la musique de Gojira regorge de clins d'oeil sciences fictionnels (Unicorn, Where dragons dwell, From Mars...)  mais les émotions et les thèmes abordés sont indubitablement en rapport avec la nature et référents à notre planète (par là même lié à ce que nous sommes).

Chaque morceau est un combat, un souffle d'air et une épreuve. Il aboutit au morceau suivant, engageant un autre combat ou aventure et ainsi de suite jusqu'au dernier morceau, sorte d'échappée au chaos, bouffée d'espoir et d'oxygène.

Certains passages vocaux, surtout lorsqu'ils sont doublés d'un écho ou de coeurs ne sont pas sans rappeler Fear Factory. La complexité dans la création, la technicité et l'effet émotionnel puissant nous renvoi à Tool. La puissance, le son lourd et autres riffs dantesques nous rapproche d'un Morbid Angel.

Gojira nous renvoi à de nombreux groupes ou influences, mais le résultat est totalement unique.

A ce propos, mention spéciale à Mario Duplantier, batteur d'exception, tout simplement hallucinant et impressionnant. From Mars To Sirius ne serait pas ce qu'il est sans lui. A tout juste 25 ans, il est la révélation du milieu.

Cet album est telle une oeuvre cinématographique, fantastique, traumatique et mélodique, qui emmène vos pensées et vos émotions plus loin que vous n'auriez jamais imaginé, quelque part entre le rêve et les réalités de notre monde. Cet album nous rappelle que nous ne sommes rien, qu'un infime grain de sable mais capable de détruire ce qui est vraiment "beau" autour de nous.

J'insiste enfin sur le coté émotionnel. L'aventure que vous vivrez à l'écoute de cet album sera unique. Gojira fait parti de ces groupes capables de modifier ce que vous êtes dés que vous en faites l'expérience. From Mars To Sirius réveillera et révèlera des émotions que vous ne pensiez même pas ressentir un jour, une palette complexe et profonde, bouleversante.

Tout y est paradoxe, entre sérénité et brutalité, démonstratif et atmosphérique. From mars to Sirius est une perle de finesse, d'intelligence et de génie. Je ne sais pas si "les français vont révolutionner le métal"*, mais une chose est sure, Gojira l'a fait.

*cf Hard N'Heavy du mois de novembre.

 

L'album du jour sera donc Johnny CASH, Live at Folsom Prison.

 

L'enregistrement date du 13 janvier 1968. Après quelques années "noires", Cash décide de retourner à la rencontre de son public en commençant par quelques dates en prison. Cette décision fait scandale à l'époque mais s'avère être un vrai succès.

Johnny Cash ne promet pas le "paradis" dans ses chansons. Au delà des rythmes et cadences enjouées d'une musique résolument country, il parle du réel, de ses malheurs, ses tourments et ses contradictions. Il séduit les prisonniers par ses discours loin de la démagogie habituelle et plus proche des réalités de ce monde. Par ses paroles, il va bien au delà des bonnes mœurs et des interdits, et s'octroie ainsi une vraie liberté d'esprit.

Faire un live a Folsom, Cash en rève depuis 1950. Cette année là, aprés avoir vu le film Inside the walls of folsom prison, il écrit les prémices de sa chanson Folsom Prison Blues.

"I shot a man in Reno just to watch him die"

Live at folsom prison comprend 18 titres dont la fabuleuse Jackson en duo avec June Carter. 18 titres dans lesquels vous pourrez palper la tension et l'exitation qui règne chez les prisonniers face à un homme qui les comprends et ne les juge pas, tout en leur amenant une part de rève et de liberté.

Voilà quelques photos d'un concert de Kansas ayant eu lieu le 26 août 2006 à 20h, à Orlando (floride).

Le concert était organisé par la radio WMMO et était...gratuit!

Aprés une première partie du groupe Murphy Project (essentiellement des reprises) et quelques animations dans le but de nous faire patienter, Kansas arrive finalement, sous un ciel d'orage tropical.

Le concert se situe sur Orange, avenue principale d'Orlando Downtown, fermée exprès pour l'évènement (la scène étant montée en plein milieu de l'avenue!).

Les gens affluent depuis 16h, toutes les générations sont représentées. Le public est composé de bikers en tout genre, de jeunes entre 18 et 25 ans curieux d'entendre un des groupes pionnier du progressif, et de familles comprenant parents fans de la première heure et enfants fans par transmission génétique. Tous arborent fièrement t-shirts, bandana et sweat à l'effigie du groupe.

Le concert se déroule à merveille, les musiciens se "lâchent" et offre un show digne de nos attentes. Ils jouent leurs meilleurs morceaux (la plupart datant des années 70).

Le guitariste joue de ses trois guitares, le violoniste fait office de seconde guitare lorsqu'il n'est pas à son violon ou qu'il ne chante pas et le batteur s'offre le luxe de jouer un morceau avec un second batteur en simultané (impressionnant!!!).

Le concert se termine sur un morceau que l'on connait tous par coeur, et la foule scande ses "hold on" comme un hommage et un remerciement au groupe pour sa venue.

ps: désolée pour les photos, c'était trés sombre donc on voit quasi rien. Pour en avoir de bonne, aller voir sur le site de la radio WMMO...

 

Photographers



ORIANNE :
Photographer, Manager of Mindlag Project, Reviewer in Metal France, press agent (professional card n°676) and Booking.
Her speciality: Hardcore (new et old school), Post Hardcore, Thrash metal, Southern Rock...
All kind of music photography.
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